lundi 22 février 2010

L'Égypte

Pour Yvonne et moi, ce voyage en Égypte devenait inévitable.

Après avoir vu l'exposition Fascinantes momies d'Égypte au Musée de la civilisation, après avoir suivi de février à novembre 2009 les conférences intitulées L'Égypte pharaonique au quotidien de Michel Guay, comment aurions-nous pu dire non à nos amis qui nous invitaient à nous joindre à eux pour un voyage de vingt-quatre jours dans ce pays qui ne cesse de nous émerveiller ?

C’est à Voyages culturels VIP de Montréal et à l’agence égyptienne National Travel Service que nous devons à la fois l’itinéraire remarquable et la logistique impeccable de notre périple. Nous avons été choyés. Nous en revenons très satisfaits avec une bonne connaissance de l’ Égypte ancienne et contemporaine.

Ce blogue en sera une courte narration. Il sera illustré de photos puisées dans celles des huit heureux voyageurs : Claire, Jacques, Michel P, Maurice, Suzie, Michel S, Yvonne, Claude.


Le groupe Saladin, de gauche à droite, Jacques, Claire, Claude, Suzie, Michel S., Maurice, Yvonne, Michel P.


10 et 11 janvier

Midi le 10, c’est le départ de Québec en automobile avec Suzie et Michel S pour l’aéroport Trudeau à Montréal où nous rejoignent Maurice, Michel P, Claire et Jacques. À 19 h 55 nous prenons un vol d’Air France qui nous amène à Paris d’où le lendemain un autre vol nous conduit au Caire vers la fin de l’après-midi. Nous sommes accueillis aimablement à l’aéroport par un agent de NTS qui assure notre transfert à notre hôtel. Il fait déjà nuit. Dans le minibus qui nous conduit à notre hôtel nous commençons à découvrir cette immense métropole de plus de vingt-deux millions d’habitants. À demain pour les découvertes approfondies.

L’hôtel Le Sphinx (classé cinq étoiles) nous plaît. Notre chambre est spacieuse et les lits confortables. Nous y serons bien. Mais pour le moment nous ne pensons qu’au sommeil. Vite une douche, un souper rapide à la salle à manger de l’hôtel et enfin le dodo tant désiré. Il est 22 h et le réveil doit sonner demain matin à 7 h.


12 janvier

Contact très positif avec notre guide Khaled qui décrète que notre groupe portera le nom de Saladin.

Au programme aujourd’hui : Memphis, Saqqarah et les trois grandes Pyramides.


Khaled
à Memphis (fin IVe millénaire)


Claude et Yvonne devant la statue de Ramsès II


Le plus spectaculaire artefact de Memphis :


Le colosse de Ramsès II couché qui était haut de 13 mètres à l’origine


À Saqqarah, la pyramide de Djéser, mieux connue comme la pyramide à degrés, première pyramide en pierres équarries. (Ancien empire)





Le midi, pause à la salle à manger de l’hôtel Mena House Oberoi, ancien palais du roi Farouk. Cet hôtel est situé près des trois grandes pyramides. Khaled nous raconte que ce palais fut construit fin du dix-neuvième siècle par le Khédive Ismaïl (surnommé le Magnificent par certains mais qu'il appelle l’imbécile) pour impressionner l’impératrice Eugénie (femme de Napoléon III) dont il était amoureux.

Michel P au Mena House

Les pyramides
vues de la salle à manger du Mena House


Nous sommes en face des plus belles merveilles du monde.
Le Sphinx et les grandes pyramides, Khéops, Khéphren, Mykérinos. Le gigantisme de ces ouvrages qui datent de six mille ans et qui n'ont pas bougé d'un millimètre nous laissent bouche bée malgré la connaissance livresque que nous en avions. Notre émotion sera encore plus grande le lendemain soir lors du spectacle Sons et lumières sous la narration de Omar Sharif.



Michel S et le Sphinx



On affirme que pour construire la plus grande des pyramides il a fallu trois millions de cubes de pierres de deux tonnes et plus chacun provenant d'une carrière éloignée de huit cents kilomètres du Caire.

Un tour de chameau, Messieurs Dames ?

La police touristique veille



La barque solaire de Khéops



13 janvier

Au programme aujourd'hui: le musée égyptien du Caire,
la citadelle et la mosquée Mohammed Ali,
le bazar Khân al-Khalili.

La prise de photos est interdite au Musée, mais l'émotion est permise devant les chefs-d'œuvre ici réunis.
Nos préférés: le masque en or de Toutânkhamon, les oies de Meïdoum.




Le groupe Saladin dans la citadelle de Saladin



Beauté des coupoles de la mosquée

Le minbar (chaire musulmane) somptueux de la mosquée

Le groupe Saladin dans la mosquée Mohammed Ali

Leçon de catéchèse islamique

Islam expliqué

Dans le dédale du bazar Khân al-Khalili du Caire



Célèbre café Fichaoui, lieu de rencontre des intellectuels
dont le prix Nobel Naguib Mahfouz

L'Immeuble Yacoubian, c'est le titre d'un roman de l'écrivain égyptien Alaa al-Aswani et d'un film tiré du roman.


14 janvier

Grosse journée aujourd'hui: le site de Dahchour où se trouvent la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge, l'oasis de Fayoum, une des plus riches zones agricoles de l'Égypte, et finalement la pyramide de Meïdoum.

L'escalier réservé aux jeunes



Un dromadaire affectueux

La rhomboïdale



Image rurale de l'oasis

Autre image rurale

Champ fertile de l'oasis

Une autre à explorer, celle de Meïdoum


Attention aux marches

Défi relevé

Claire ravie de ce qu'elle a vu

Repos de l'explorateur


15 janvier

Au programme: la mosquée du sultan Hassan (14e siècle), le quartier copte (l'église suspendue et l'église Saint-Serge), le vieux Caire.

Vue en sortant de notre hôtel Le Sphinx

La Citadelle vue de l'entrée de la mosquée du sultan Hassan

Puits dans la cour de la mosquée

Touristes admiratifs

Le mihrab et le minbar

Le muezzin chante pour nous l'appel à la prière.

Beauté cairote


Intérieur de l'église suspendue copte

L'iconostase de l'église suspendue

Intérieur de l'église Saint-Serge


Promenade dans le quartier copte

Diner dans un magnifique parc (au fond la citadelle)

Vieux quartier du Caire

Femmes voilées du Caire

Pas facile de savoir qui se cachent sous ces voiles

Belles du vieux Caire

Une maison bourgeoise devenue musée







Une mosquée, le soleil se couche

Fin de journée au café


16 janvier

Avant notre départ du Caire, visite incontournable d'un magasin spécialisé en articles fabriqués avec le renommé coton égyptien.

Après le repas du midi nous prenons la route pour Hurghada sur la côte ouest de la mer Rouge. Nous roulons d'abord vers l'est à travers le désert oriental jusqu'à la mer Rouge puis bifurquons vers le sud sur une route entre mer et montagne. En route, nous faisons un arrêt au monastère copte Saint-Paul (4e s.). Nous arrivons à Hurghada avec le soleil couchant pour nous installer dans le magnifique hôtel Hilton pour deux jours de plein air et de repos.

Maurice, tu l'as ton magasin de coton !


Comment résister ?


Quelques images du monastère Saint-Paul où il y a des moines chrétiens (Coptes) depuis le 4e siècle.










17 janvier

Journée de détente à Hurghada.
Le grand hôtel Hilton où nous logeons est une station balnéaire sur les rives de la mer Rouge.
Il est constitué de plusieurs pavillons entourés d'arbres et de fleurs.
Certains de notre groupe se sont baignés dans la mer alors que d'autres ont préféré la piscine ou tout simplement se reposer au milieu des magnifiques jardins.








18 janvier

Durant la nuit, un orage avec tonnerre et éclairs. C'est à se demander si on rêve.
Au petit matin on nous informe que la route qui traverse le désert et qui mène à Louxor est coupée à certains endroits montagneux par suite de l'orage. Il paraît qu'on n'a pas vu tant d'eau depuis treize ans. Après une heure d'attente Khaled donne le signal du départ. Notre minibus est arrêté comme des centaines d'autres véhicules à un carrefour près de Safaga. Nous entrons dans cette ville où nous tuons le temps dans un café sympathique avec lecture, scrabble et jeux de cartes. C'est finalement vers le milieu de l'après-midi que nous reprenons la route. Nous arrivons enfin à Louxor juste à temps pour nous installer dans nos cabines et prendre le repas du soir sur le MS Royal Princess qui sera notre gite pour notre croisière de sept jours sur le Nil. En comparant notre bateau aux autres nous avons l'intuition d'avoir été surclassés.

Rues d'Hurghada après l'orage

On attend que la route soit réparée


Hall d'entrée du MS Royal Princess

Nous attendons que la route soit rouverte dans un café très égyptien



19 janvier

Au petit matin (levée à 5h) des calèches nous amènent à l'entrée de Karnak.
Déjà il y a beaucoup de visiteurs venus du monde entier. L'ensemble est gigantesque. C'est le temple d'Amon, le roi des dieux.
Le guide Voir écrit: « À partir de la XIe dynastie les pharaons successifs ont multiplié et modifié les bâtiments, désireux de laisser leur empreinte sur le temple le plus important du pays ».
Quand on voit la grandeur du site et la hauteur des monuments on a peine à imaginer ce qu'on lit dans le même ouvrage: « Pendant plus de 1 000 ans, l'ensemble reste enfoui sous le sable avant les travaux de déblaiement qui débutent au milieu du XIXe siècle ».
Nous avons pu constater que l'œuvre de déblaiement continue encore aujourd'hui. Nous avons vu des centaines de travailleurs en train de faire ressurgir à la lumière l'avenue des sphinx qui mesure trois kilomètres et qui relie le temple de Karnak à celui de Louxor.












Nous revenons à notre bateau pour midi. Notre bateau lève l'ancre. Notre croisière sur le Nil commence.
Nous remonterons le fleuve jusqu'à Assouan et reviendrons à Louxor.
Durant le reste de la journée nous prenons lentement possession de notre navire et ne cessons de nous intéresser à la vie qui se manifeste tant sur l'eau que sur les rives de ce mythique fleuve le plus long du monde.
Nous sommes peu nombreux à bord. Nous serons choyés par l'équipage.

















Peut-on trouver meilleur endroit pour lire: Mort sur le Nil d'Agatha Christie ?

Traversée des écluses près de la ville de Esna




20 janvier

Ce matin nous faisons escale à Edfou. C'est en calèche que nous nous déplaçons.



À Edfou se trouve le temple réputé pour être le mieux préservé de la vallée du Nil.
Il est dédié à Horus, le dieu faucon. Sa construction remonte à l'époque ptolémaïque (327 av. J.-C.).
Cette visite nous offre l'occasion unique de découvrir un temple égyptien dans toute son ampleur et tous ses secrets, depuis le pylône offert à l'admiration du peuple jusqu'au Saint des Saints où seul le grand prêtre pouvait pénétrer.






Nekhbet et Ouadjet couronnent le pharaon


Cette visite terminée, nous revenons à bord du Royal Princess pour continuer notre croisière. Les rives nous présentent des images très intéressantes.





À la fin de l'après-midi notre bateau fait escale devant le village de Kôm Ombo où nous visitons un temple au schéma insolite en ce qu'il est double. La partie gauche est consacrée au dieu épervier Haroëris (Horus le Grand) et la partie droite est consacrée au dieu crocodile Sobek. On y trouve sur les colonnes des reliefs remarquables.





Avant de remonter à bord, un arrêt au café du village. Bizarrement les cafés égyptiens servent surtout du thé, un thé très sucré. Agréable surprise le café est animé par un ensemble de musiciens traditionnels. C'est l'occasion pour nous d'apprendre quelques rudiments du rababah.






Soirée costumée à bord. Le clan se déguise. L'habit ne fait pas le moine.
Sous nos allures exotiques, nous restons les mêmes joyeux compagnons.


Khaled complète le maquillage du faux saoudien.

Quelle noblesse chez Jacques et Claire !



Élégance royale de nos trois compagnes

Élégance tout autant princière des hommes du clan


On discute sans doute du prix du baril de pétrole



Inquiétant personnage


La danse est de la partie...


...la chanson aussi avec Khaled



21 janvier

Réveil à 5h. Court vol de 275 kilomètres pour Abou Simbel et retour à Assouan pour diner à bord du Royal Princess.
Abou Simbel est le site de deux temples rupestres qui comptent parmi les plus impressionnantes réalisations que nous ait léguées l'Égypte ancienne. Sa notoriété tient également à l'extraordinaire prouesse technique que constitua son sauvetage des eaux du lac Nasser.

Temple de Ramsès II. Les quatre effigies royales de la façade taillées directement dans la montagne ont 20 m de haut.

Gros plan sur Ramsès II

Hauteur impressionnante des sculptures du temple de Ramsès II


Temple de Néfertari, dédié à la déesse Hathor, édifié par Ramsès II en hommage à son épouse favorite Néfertari.


Vers 15 h., une sortie en felouque (ce gracieux bateau à voile en forme de trapèze qu'on voit depuis toujours évoluer sur le Nil) suivie d'une halte reposante dans un bistro situé sur le plus haut sommet d'Assouan pour assister au coucher du soleil.



Même sur une felouque on ne peut échapper au petit négoce

Vue sur le Nil depuis notre le bistro



Le soleil se couche sur Assouan


Une sérénade au soleil couchant par Khaled



22 janvier

Au programme aujourd'hui : le haut barrage d'Assouan, l'obélisque inachevé, le temple de Philae, un village nubien.

Vue en aval du haut barrage d'Assouan
Ce barrage fut construit de 1960 à 1972 grâce au financement fourni par l'URSS.

Le lac Nasser, en amont du barrage d'Assouan

L'île Philae, l'île sacrée, est le domaine de la déesse Isis, épouse du dieu Osiris.













En nous rendant en petit bateau à moteur au village nubien nous saluons le mausolée de l'Aga Khan sur une colline de la rive occidentale du Nil

Le quai rustique pour accéder au village

Couleurs des épices

Un artisan fabrique avec du sable un paysage dans une bouteille

Vision fugitive

Dans une maison nubienne où nous avons été reçus,
Maurice et ses amis, homme et crocrodile

La circulation y est dense

Avec le sourire on réussit toujours à se faire une amie

En revenant du village, nous passons devant l'hôtel Sofitel Cataract de style mauresque où Agatha Christie aurait rédigé son roman Mort sur le Nil

Jardins botaniques sur l'île Éléphantine

Au retour du village nubien, quelques spécimens ornithologiques



Zoom sur la rive, transport en commun



23 janvier

Une journée paisible. Nous naviguons d'Assouan vers Louxor. La vie qui bat tant sur le Nil que sur la mince bande de terre cultivable de chaque côté du fleuve nous passionne.
Au milieu de la journée, un arrêt à Esna: des calèches, des vendeurs et un temple magnifique.


Michel S ne veut rien rater.










Esna nous attend

Colonnes du temple de Khnoum à Esna


Traversée de l'écluse au soleil couchant



24 janvier

Sur le côté occidental du Nil, à Deir el-Bahari, en face de Louxor se dresse le temple funéraire d'Hatchepsout dédié à la seule femme pharaon de la 18e dynastie. Selon un auteur dont j'ignore le nom : « Le Temple d’Hatshepsout est l’une des constructions les plus originales de l’antiquité égyptienne, adossé à une immense falaise, le palais est marqué par une composition d’une très grande audace à l’échelle du site, brisant les canons habituels de l’architecture classique. La reine Hatshepsout fit construire son temple au pied des falaises abruptes du désert thébain non loin du sanctuaire de Mentouhotep, aux environs de 1470 av. JC »*.

Ce soir, Sons et Lumières à Karnak.
Le spectacle se déroule en deux phases. Les spectateurs déambulent d'abord dans différentes parties du site. En deuxième partie c'est assis sur des sièges près du lac sacré qu'on continue à raconter l'histoire de ces lieux pleins de mystère.





Le soleil se couche à l'occident en face de Louxor. C'est notre dernière nuit sur notre navire, le MS Royal Princess.




25 janvier

Nous quittons le MS Royal Princess pour le luxueux hôtel Saint-George au cœur du quartier commerçant de Louxor.
Nous partons à la découverte de Dendérah, situé à quelques kilomètres au nord de Louxor.
C'est le lieu où Hathor aurait donné naissance au dieu Ihi, fils d'Horus. Enfoui dans le sable jusqu'au XIXe siècle ce vaste temple de l'époque gréco-romaine est remarquablement conservé.
Bien que tardif il a été conçu comme un temple pharaonique antique. Il abrita même une basilique copte.

La vie est belle

Façade du temple

Bès, protecteur des naissances

Tête d'Hathor, sous forme humaine avec ses oreilles de vaches

Colonnes hathoriques de la salle hypostyle




Plafond de la salle hypostyle

Détails du plafond de la salle hypostyle (bravo Jacques)


Mur d'une des chapelles du temple


Notre guide Khaled expliquant la mythologie peinte et sculptée sur les murs et les plafonds

Escalier conduisant à une terrasse


26 janvier

Nous passons la plus grande partie de la journée à explorer la rive gauche du Nil en face de Louxor. C'est la nécropole de l'ancienne Thèbes où se trouvent les tombes des rois, des reines, des nobles et des artisans. Cette région est l'objet de recherches archéologiques constantes comme nous avons pu le constater.

Au retour à Louxor, visite au Musée archéologique (photos interdites). Nous sommes particulièrement attirés dans une aile récente où sont exposées les 24 statues très bien conservées découvertes en 1989 lors de banales fouilles dans le temple de Louxor.
Nous finissons par une visite nocturne aux temples de Karnak et Louxor avant de prendre notre vol pour Charm el-Cheik, station balnéaire à la pointe sud du Sinaï.

Saluons au passage les colosses de Memnon

Les ruines du village des artisans

Et des artisans bien vivants qui travaillent l'albâtre


Scène de rue, les moyens de transport

Le clan Saladin à Thèbes en face de Louxor



Le premier pylône du temple de Ramsès III

Détails de l'ensemble monumental du temple de Ramsès III










Retour à Louxor pour un dernier parcours nocturne.

Il y avait ici deux obélisques. Celle de droite est maintenant sur la place de la Concorde à Paris

La nuit rend les lieux plus mystérieux



Michel et Jacques discutent de photographie

Elle quitte la main de son père pour prendre celle de Maurice à la grande surprise de tous.

Début de l'allée des sphinx longue de trois kilomètres.
Elle unit le temple de Louxor à celui de Karnak.


27 janvier

Réveil à Charm el-Cheik (hôtel Mirabel Jaz, grand complexe très confortable).
La ville de Charm el-Cheik est un important port de commerce et de tourisme à la pointe sud du désert du Sinaï au croisement de la mer Rouge du golfe d'Aqaba.
Nous partons dès le matin en excursion dans le désert du Sinaï. D'abord vers le Monastère Sainte-Catherine situé au nord ouest, puis vers l'est à Dahab sur le golfe d’Aqaba que nous longerons en direction de Charm el-Cheik située à l'extrême sud du Sinaï.
Le monastère Sainte-Catherine est un monastère orthodoxe construit au pied du mont Sinaï au VIe siècle sur ordre de l'empereur romain Justinien. La tradition veut qu'il ait été construit autour du Buisson ardent et sur le rocher où Moïse reçut les Dix Commandements.
La ville de Dahab est une ville située sur le golfe d'Aqaba. C'est la patrie des Bédouins du désert du Sinaï. En regardant vers l'est au delà du golfe d'Aqaba on aperçoit les montagnes de l'Arabie Saoudite.

Au loin un campement de bédouins

Dromadaires à louer

Le monastère Sainte-Catherine


Le buisson ardent à l'intérieur du monastère

Claire sous le buisson ardent

Dans l'église

Pour descendre du monastère nous avons loué des dromadaires

Claire a fière allure sur son dromadaire



Vue à Dahab


En route pour la visite d'un campement bédouin

Chez les bédouins près de Dahab






28 janvier

Aujourd'hui journée de repos. Nous avons décidé de jouir des lieux splendides où nous logeons.
À la brunante nous allons nous promener dans un centre très animé de la ville de Charm el-Cheik.

Notre hôtel à Charm el-Cheik


Vive la liberté!


Charm el-Cheik est l'une des plus belles stations balnéaires d'Égypte. C'est aussi un centre de plongée très réputé.


Escapade dans un centre commercial très animé pour la plus grande joie des magasineuses.



Nous finissons notre escapade dans un café tenu par un jordanien très sympathique.






Nous essayons enfin la pipe à eau que Khaled a fumé plusieurs fois devant nous durant notre voyage.
Elle porte différents noms. Je la connaissais sous le nom de narguilé mais ici c'est la shisha.
Soyez rassurés. La pipe contient tout simplement du tabac aromatisé et la fumée qu'on respire est refroidie en passant dans l'eau.
Les Égyptiens la trouvent dans tous les cafés du pays. L'objet est souvent une œuvre d'art très remarquable.
Elle est aussi nocive que la cigarette. Je l'aurai essayée. Juré, j'ai pas particulièrement aimé.


J'ai mieux aimé la danse improvisée de Claire.



29 janvier

Cette journée marque la fin de notre séjour à Charm el-Cheik. Nous coucherons ce soir au Caire dans un hôtel que nous connaissons bien Le Sphinx.
Pour une fois notre groupe se divise.
Claire, Jacques, Maurice, et les deux Michel ont décidé de faire un saut de puce (en avion il va sans dire) vers Pétra en Jordanie.
Ces vaillants voyageurs se sont levés très tôt et sont revenus nous rejoindre très tard au Caire. Fatigués mais heureux de leur choix.
Quant aux trois autres (Suzie, Yvonne et Claude) nous avons profité encore durant la matinée des facilités de notre hôtel. Tôt dans l'après-midi nous prenions un vol pour le Caire et arrivions à notre hôtel à temps pour le repas du soir. Une journée des plus reposantes.

Un apéro avant le dernier dîner à Charm el-Cheik


On accède au « trésor » de Pétra par un chemin qui serpente au fonds d’une faille (appelée Sîq), entre d’immenses parois rocheuses, longue d’un kilomètre, large de seulement quelques mètres. Au bout du Sîq, entre les formes découpées de la roche on aperçoit enfin la Khazneh, ce qui signifie « trésor » en arabe.
Cet édifice remarquable dont la façade est de style corinthien a été creusé à même le roc.
Il s’agit d’un imposant tombeau royal construit par les Nabatéens au 1er siècle avant JC.
Pétra ne se limite pas à ce monument mais il en constitue l’attraction principale.
L’UNESCO l’a classé au Patrimoine mondial en 1985.

Le Sîk









30 janvier

Ce matin nous quittons Le Caire en direction d'Alexandrie où nous logerons deux jours.
À mi-chemin nous visitons le monastère copte dédié à la Vierge Marie au sourire fondé au début du IVe siècle par saint Bichoi qui s'était retiré avec d'autres solitaires au désert pour y mener une vie de pénitence et d'oraison.
À Alexandrie nous avons le temps de parcourir le long boulevard en front de la mer Méditerranée jusqu'à l'île de Pharos et de visiter la nouvelle bibliothèque avant de nous installer à l'hôtel Helnan Palestine dans les Jardins de Montazah.

Entrée du monastère de Saint-Bichoi

À remarquer l'inscription en grec, arabe et anglais

Maurice déjà atteint par la sérénité des lieux

Il y a autant de croix que de moines




Comme dans les mosquées on doit se déchausser avant de pénétrer dans la chapelle.


Les enfants d'une paroisse du Caire sont venus en pélérinage en ces lieux saints. Les chrétiens coptes comptent pour moins de 10% de la population égyptienne.

La route du Caire à Alexandrie est très achalandée

Entrée majestueuse à Alexandrie dont le nom est inscrit au fronton en grec et en arabe. Le commanditaire (Pepsi) est très visible.

Fort Qaitbay, bâti avec les pierres du phare d'Alexandrie

Intérieur de la bibliothèque Alexandrina, inaugurée en 2002



La Bibliotheca Alexandrina a l'ambition d'être plus qu'une bibliothèque. Voir : Vue d'Ensemble

Une des nombreuses sculptures qui ornent la bibliothèque

Une sculpture taillée sur mesure pour Michel P

Hommage à Démétrios de Phalère (356-280 av.JC) l'inspirateur de la fondation de l'ancienne bibliothèque qui fit la renommée d'Alexandrie

Le toit de la bibliothèque

L'ensemble comprend aussi un Planétarium



31 janvier

En avant-midi nous découvrons la ville de Rosette, nous y prenons le dîner.
En après-midi, liberté à Alexandrie dans les Jardins de Montazah où se trouve notre hôtel, un ancien palais bâti au début du XXe siècle...


Rosette (maintenant Rashid) est une petite ville sur les rives de la Méditerranée dans le delta du Nil à 65 km à l'est d'Alexandrie.
Elle fut fondée par les Califes en 870.
Elle est connue dans le monde entier grâce à cette pierre.
(ici une copie car l'original est à Londres)
Les inscriptions sur cette pierre se sont révélées être le même texte en trois systèmes d'écriture: des hiéroglyphes, du démotique et du grec. C'est ce qui a permis à Jean-François Champollion en 1822 de déchiffrer les hiéroglyphes et par ce fait de redonner aux Égyptiens leur Histoire.



La ville compte beaucoup de maisons ottomanes, reflets de sa gloire passée. Nous en avons visité une.


Scène de café


Nous nous sommes surtout attardés dans la rue principale où il y avait le marché.







Voulez-vous du fromage fermier?

Artisan fabricant des caissettes de bambou dans son minuscule atelier.


Rosette est un port de pêche




Suzie et Claire sur la promenade du port à Rosette

Gamins près de la forteresse de Rosette

Ce serait sur cette pointe à Rosette que le capitaine Bouchard
de l'armée de Napoléon aurait découvert en 1799 la pierre qui a permis en 1822 à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes



1er février

C'est notre dernière journée en Égypte. Est-ce pour cela qu'Alexandrie nous apparaît si belle à notre réveil?
Nous continuons aujourd'hui la découverte de cette ville magnifique et pleine de contrastes. Nous ne rentrons au Caire que pour la soirée d'adieu qui a lieu sur le bateau-restaurant Le Maxime. Après la soirée, nous couchons à deux pas de l'aéroport car demain notre vol de retour est très tôt.

Vue de notre chambre

Le fort bâti en 1480 par le sultan Qaitbay sur le site du célèbre phare


Colonne de Pompée érigée en 297 et dédiée à l'empereur Dioclétien


Entrée de l'Opéra


Enfants d'Alexandrie

Jeune client devant l'étal de viande

Belles alexandrines

Artiste au spectacle d'adieu

Comme souvenir du spectacle d'adieu je garde celui de l'exubérance communicative de Claire



2 février

Longue journée du retour à la maison. Vols sans histoire: Le Caire-Paris, Paris-Montréal, Montréal-Québec.
À 20h nous sommes chez nous. Au Caire il est 3h.

C'est la fin du voyage.
Je souhaite vous avoir fait vivre un peu ce que nous avons vécu et découvert dans ce fascinant pays. Pour avoir partagé ce voyage avec le même intérêt et dans l'harmonie constante, je crois que l'amitié préexistante entre les huit voyageurs en ressort encore plus forte.

C'est aussi la fin de ce blogue.
Merci aux amis qui m'ont autorisé à mêler leurs photos aux miennes.
Un merci tout spécial à mon fils Jean pour sa patiente et indispensable collaboration technique dans la mise en blogue du texte et des images.

Claude